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Erilia - Bien chez Moi

COVID-19 : nos locataires racontent leur confinement

Depuis ce mardi 17 mars midi, les Français sont priés de rester confinés chez eux. Face à cette situation inédite, chacun s’organise comme il peut : nos habitants nous livrent leur expérience, astuces et ressentis. Témoignez et envoyer des photos à communication@erilia.fr en précisant le lieu et le nom de votre résidence.

Vos témoignages :

Lyon, 
Noèle

 

Depuis le confinement, mon voisin frappe régulièrement à ma porte pour me demander si je vais bien.Il m'apporte du pain ou me fait des courses, tout ça avec le sourire. Je sais qu'il s'occupe d'autres voisins : des vieux comme moi, et une personne handicapée Je tiens à le remercier, ainsi que sa famille, publiquement pour sa gentillesse. En ce temps de crise ça fait du bien. J'ai 88 ans et j'habite cet appartement depuis au moins 40 ans. Je tiens aussi à remercier Christel d'Erilia qui m'a téléphoné pour me demander si j'avais besoin de quelque chose. J'ai été très contente de savoir que je n'était pas seule, pendant cette crise.

 

 

« 38, La Viste », Marseille
Irène

 

 

Cela fait 55 ans que j’habite au 38 La Viste, j’aime mon quartier. Ici, je connais tout le monde. Le confinement se passe bien mais le moral commence à baisser. Je vis seule et même si je descends tous les jours ma poubelle et qu’une fois par semaine je vais faire mes courses, cela commence à être pesant. Bientôt, je ne saurai plus parler, ni même marcher (Rires).
La semaine dernière j’ai reçu un appel d’Erilia pour prendre de mes nouvelles et cela m’a fait plaisir de discuter un peu. J’ai vraiment hâte que le confinement se termine. J’espère que le 11 mai, on m’autorisera à sortir normalement sans attestation et sans limite de durée. A 77 ans, les balades me manquent !

 

 

 « La Castellane », Marseille
Antoine

 

Je suis médiateur à l’Hôpital Nord, je travaille tous les jours, donc je ne suis donc pas vraiment confiné à la maison. Les week-ends par contre on s’occupe comme on peut ! Je joue beaucoup aux cartes même si je préfèrerais sortir avec ce beau temps !
A La Castellane, il y a une atmosphère assez calme. Les habitants respectent les recommandations. J'ai remarqué que de plus en plus de personnes portaient des masques.

 

Résidence « La Moularde », Marseille
Ziyed

 

Le plus beau souvenir que j'aurai du confinement, et bien ce sont les applaudissements. C’est magnifique, à 20h pétantes c’est comme un jour de match au Vélodrome » ! Des dizaines de résidents se donnent rendez-vous depuis leur balcon et  acclament le personnel médical. Cris, concerts de casseroles, cornes de brume brisent le silence du confinement pour quelques instants. Mais ce n’est pas tout. Certes, il s’agit d’une « cité HLM » dans laquelle tout n’est pas toujours rose, mais il est important de souligner la solidarité qui s’est organisée entre voisins depuis le confinement. Visite de courtoisie, à distance raisonnable, chez les plus âgés, courses d’appoint pour les plus fragiles… même si tout le monde respecte assidument le confinement et les gestes barrières, ce n’est pas pour autant que chacun vit en autarcie !

 

 

 

 

Résidence « Air Bel », Marseille
Abdel Salem

 

Même si on est dans une cité, le confinement est plutôt respecté. Il y a toujours quelques jeunes en scooter, mais dans l’ensemble c’est plutôt calme. De rester chez soi, cela nous a permis de nous retrouver, de plus discuter en famille. Et puis dans mon immeuble, on est bien, on s’entraide aussi. Et puis ce qui est surtout très positif, c’est que ma voisine du dessus est partie se confiner ailleurs et ça c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver !

 

Danielle

 

 

Le contexte est plutôt stressant en fait. Même si à la maison tout se passe bien, nous rencontrons des problèmes de squats. Il faut dire qu’avec l’épidémie cela est problématique. Ces jeunes ne portent ni de masque ni de gant et on retrouve tous les jours des crachats au sol. Je désinfecte aussi très régulièrement la poignée de ma porte d’entrée, j’ai peur d’être contaminée, on ne sait jamais ! Depuis dimanche, la situation semble toutefois s’être améliorée…

 

Myriam
Résidence « Le Couvent des Observantins », Ollioules

 

Jeune femme adossée à une porte avec un grand sourire

 

Je suis mobilisée au service réanimation de la Clinique Saint-Jean à Toulon. J'attaque demain mon premier tour de garde pour porter assistance aux malades du Covid-19. Je suis aguerrie, j'ai l'habitude des blocs opératoires mais j'avoue que je suis quand même un peu anxieuse. Comme l'a demandé, le Président Macron : il faut monter au front pour combattre cette épidémie.  Alors je m'y prépare !

 

Sylviane
Résidence « Le Livrelli », Ajaccio

 

Le confinement c'est vraiment une expérience difficile ! Je tourne en rond toute la journée. Dans ma résidence, j'ai deux de mes voisines âgées de 80 et 84 ans qui vivent également seules. Vu leur âge, je leur ai proposé de leur rendre visite une fois par semaine pour prendre de leurs nouvelles et apporter les courses dont elles ont besoin. Faire preuve de solidarité, se serrer les coudes, c'est aussi essentiel en tant de crise.

 

Nicole 
Résidence « Coeur Fabrette », Marseille

 

Nicole assise dans sa cuisine, locataire chez Erilia à la Résidence "Coeur Fabrette" à Marseille

 

Les journées passent assez vite ! Je suis très organisée : une fois par semaine, je sors faire mes courses et je vais visiter ma mère de 95 ans. Son aide à domicile ne vient plus par crainte de la contagion. Et puis, tous les jours je me transforme en professeur ! Mes deux petites-filles (des jumelles) vivent en ce moment à la maison. Leurs parents sont mobilisés : mon fils est réserviste dans la gendarmerie et ma belle-fille travaille dans une pharmacie. Ce sont eux qui composent la fameuse deuxième ligne ! J’en suis très fière !

 

 

 

Julien, 
Résidence « Or Tensia », Villenave d'Ornon

 

 

Julien devant l'entrée de la résidence Erilia "Or Tensia" à Villenave d'Ornon

 

La semaine, je continue à travailler normalement. Je suis agent de sécurité et donc mobilisé malgré le confinement. Je fais toutefois très attention et respecte les consignes pour me protéger.
Le weekend, je reste confiné et pour m’occuper et bien, je fais ce que je ne peux pas faire la semaine ! Mes courses de première nécessité et du rangement.

Mehdi, locataire-administrateur d'Erilia
Résidence « Le Clos des Figuiers », Marseille

 

Mehdi, locataire-administrateur qui jardine avec son père dans la résidence "Le Clos des Figuiers" à Marseille, durant le confinement

 

Le confinement se passe bien même si cela reste une expérience difficile... Nous avons la chance d’avoir un extérieur pour jardiner le matin et faire du sport l’après-midi ! Je rends visite régulièrement aux personnes âgées pour prendre des nouvelles et je fais aussi très attention à appliquer les gestes barrières. Une vraie solidarité s’est formée au Clos des Figuiers : portage de médicaments, achats de pain… Nous avons créé un groupe WhatsApp entre locataires pour aider les plus fragiles. L’amicale des locataires reste investie, car même si nous sommes fermés au public, nous imprimons des attestations de sortie que nous mettons à disposition des locataires.

 

Jacqueline
Résidence « Les Treilles Blanches », Avignon

 

Jacqueline centenaire, locataire chez Erilia raconte son confinement

 

J'ai 101 ans, donc mes enfants m'ont dit de rester enfermée, et de n'ouvrir à personne ! Même ma fille Christine qui n'a pas de masque, qui habite à côté de chez moi ne peut pas venir me voir. L’année dernière, j’ai attrapé le H1N1 et je m’en suis sortie ! Et puis j’en ai connu d’autres ! Durant la guerre, je faisais partie de la résistance. Nous étions obligés de rester discrets et de sortir très peu de chez nous. Aujourd'hui j'ai la télé, mon chat, mes enfants qui m’appellent. Même si nous vivons une situation compliquée, je vais bien !